Présentation
Un consensus général est établi aujourd’hui concernant le
rôle crucial que jouent les diasporas africaines dans le
processus du développement de leurs pays d’origine sous
diverses formes. Lors du DIAFORUM qui s’est tenu à Bruxelles
en 2006, il était constaté que les diasporas contribuaient
en moyenne pour 5 à 20% dans la formation du PIB de
certains pays africains, et investissaient annuellement plus
de 500 millions de dollars en Afrique en général.
C’est ce qui explique que, de plus en plus, de nombreux
membres des diasporas, parmi eux ceux d’origine de l’Afrique
centrale vivant en Europe, sont porteurs d’idées et/ou de
projets de création d’entreprise dans leurs pays d’origine.
Les connaissances et les compétences acquises par ces
membres des diasporas se révèlent comme autant d’atouts qui,
capitalisées et soutenues, contribueraient efficacement au
renforcement de ce processus du développement de leurs pays
d’origine.
Cependant, beaucoup parmi eux ne sont pas très bien
informés du potentiel et des opportunités d’affaires
qu’offrent leurs pays ; de même, ils ne disposent pas ou peu
d’informations concernant l’environnement économique,
juridique, législatif, réglementaire et financier qui y
prévaut. Ils se posent, à cet égard, des questions sur la
marche à suivre en matière de création d’entreprise dans
leurs pays d’origine, ainsi que le problème d’accès au
financement aussi bien dans ces pays que dans ceux
d’accueil.
Objet de la rencontre
C’est
pour apporter un éclairage autorisé à ces différents
questionnements que le Réseau CEFOREC International et
African Axis ont conjugué leurs efforts et organisent une
Table Ronde d’échange, le 22 avril 2008, de 13 heures 30 à
19 heures, à la Maison ACP, Avenue Georges Henri no 451, à
Bruxelles, Woluwe Saint Lambert, Métro Georges Henri.
A cet effet, il sera fait appel d’une part, à deux
opérateurs professionnels de terrain, des deux Congo, de
passage en Belgique et dont la mission consiste à assister,
à orienter et à accompagner les promoteurs d’entreprise ou
d’activité créatrice des richesses dans leurs pays
respectifs, et, d’autre part, aux représentants des
principales agences d’aide au développement existant en
Belgique et installées en Afrique centrale, afin de mieux
les informer sur les missions et le rôle de leurs
institutions, ainsi que leurs procédures d’intervention en
matière de création et de financement des entreprises.
L’occasion sera également donnée au représentant d’un Fonds
d’investissement d’origine africaine établi en Belgique,
pour éclairer les participants sur ses activités dont la
principale consiste à mettre son expertise financière au
service de la communauté des migrants, en vue de la
promotion des PME.
Il sera enfin fait appel à deux migrants qui ont entrepris
et réussi une activité en Europe ou dans leurs pays
d’origine pour faire part au public de leur succès.
Résultats
attendus
Aux termes de la Table Ronde et des conclusions qui s’en
dégageront, il est attendu, d’une part, que les migrants
désireux d’entreprendre une activité en Europe ou dans leurs
pays d’origine soient mieux édifiés et sachent comment,
dorénavant, s’y prendre et que, d’autre part, leurs
attentes, leur rôle, leur poids, ainsi que leur place et
celle de leurs organisations soient mieux pris en compte par
les décideurs, dans les politiques de codéveloppement et de
financement des activités à mener dans leurs pays
d’origine, en tenant compte des connaissances, des
compétences et de l’expertise qu’ils ont accumulées dans les
pays d’accueil.
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